Votre parent a été évalué. Le dossier est accepté. On vous a dit « on vous rappelle quand une place se libère ». Et depuis, plus rien. C’est le moment dont personne ne parle : celui où la décision est prise, mais où rien ne change encore à la maison.
Ce vide a une durée mesurable, et des solutions concrètes. Voici ce qu’il faut savoir pour traverser les mois d’attente sans que la situation se dégrade entre-temps.
Le délai moyen d’attente pour une place en centre d’hébergement et de soins de longue durée dépasse désormais sept mois au Québec, selon les données rapportées par l’Association des établissements privés conventionnés. Selon la région, il peut atteindre 24 mois. Début août 2026, 726 patients occupaient encore un lit d’hôpital faute de place en hébergement.
Autrement dit : être accepté sur la liste d’attente CHSLD n’est pas la fin du problème, c’est le début d’une période de six mois à deux ans pendant laquelle votre parent reste là où il est. Et pendant ce temps, l’autonomie ne s’améliore pas — elle continue de reculer.
La question n’est pas « quand la place arrivera ». C’est « qui s’occupe de mon parent d’ici là ».
Il n’y en a pas quatre. Pendant l’attente, trois options existent, et chacune a un coût réel.
Pour comparaison, l’hébergement public lui-même n’est pas gratuit : la contribution mensuelle maximale va de 1 395,30 $ pour une chambre à trois lits et plus à 2 242,20 $ pour une chambre individuelle, montants indexés chaque 1er janvier par la RAMQ.
C’est le salaire horaire d’une aide-soignante pour personne âgée placée par notre agence. Ce chiffre n’est pas une estimation : c’est ce que la personne reçoit. S’y ajoutent les frais d’agence, qui varient selon la formule retenue et font l’objet d’un devis gratuit — nous ne publions pas de prix total, parce qu’une aide résidente à temps plein et quinze heures par semaine ne se comparent pas.
Nous avons détaillé ce calcul, aides du Québec comprises, dans notre article sur le coût réel de l’aide à domicile pour un aîné au Québec.
Le crédit d’impôt remboursable pour maintien à domicile des aînés s’adresse aux personnes de 70 ans et plus. Son taux augmente d’un point par année depuis 2022 et atteint 40 % en 2026. Remboursable signifie versé même si votre parent ne paie pas d’impôt.
Pour une personne seule reconnue non autonome, le plafond de dépenses admissibles est de 25 500 $, soit jusqu’à 10 200 $ de crédit pour l’année. Les détails et les tables de calcul sont publiés par Revenu Québec.
Deux autres leviers s’ajoutent souvent, et peu de familles les activent : le chèque emploi-service, qui permet au CIUSSS de financer directement des heures d’aide à domicile, et le programme SAPA (soutien à l’autonomie des personnes âgées). Les conditions dépendent de l’évaluation faite par le CLSC — la même évaluation qui a servi à inscrire votre parent sur la liste.
Pour faire venir une aide résidente de l’étranger, le Programme des travailleurs étrangers temporaires impose une restriction dans certaines zones du Québec où le taux de chômage dépasse un seuil fixé — Montréal, Laval, Gatineau et Brossard notamment.
Cette restriction tombe quand il y a une condition médicale documentée ou une perte d’autonomie attestée. Dans le cas d’un parent déjà évalué et inscrit en attente d’hébergement, le dossier médical existe déjà. C’est précisément la situation que l’exception prévoit, et elle s’applique partout au Québec. Nous expliquons la mécanique sur notre page aide aux personnes âgées.
Un point à vérifier avant de s’engager où que ce soit : qui monte le dossier. Chez nous, la demande d’EIMT et le permis de travail sont traités à l’interne par une avocate membre du Barreau du Québec, et non sous-traités à un tiers.
Une aide locale, en externe, peut commencer en quelques semaines. Une aide résidente venue de l’étranger demande 8 à 9 mois au total : affichage du poste, demande d’EIMT, permis de travail, visa, arrivée. C’est long, et nous le disons franchement plutôt que de promettre mieux.
Mais mettez ces 8 à 9 mois en parallèle avec les sept mois à deux ans de la liste d’attente CHSLD : les deux horloges tournent en même temps. Une famille qui lance les deux démarches le même mois a une aide chez elle avant, pendant ou juste après l’appel du CIUSSS — et garde le choix. Une famille qui attend d’abord l’appel se retrouve sans solution le jour où la situation bascule.
Nous faisons ce calcul avec vous au téléphone, sans engagement, et nous le disons quand une aide à domicile n’est pas la bonne réponse pour votre situation.
Parlons de votre situation. Dites-nous où habite votre parent, ce que l’évaluation du CLSC indique et combien d’heures vous couvrez aujourd’hui. Nous vous répondons avec un plan et un devis gratuit, pas avec une brochure.
Demander un devis gratuit ou appelez-nous au (514) 344-0099, du lundi au vendredi, 9 h à 17 h.